Astuce n°1
Nomme un besoin quand tu te plains!
La CNV transforme petit à petit nos plaintes en paroles constructives. Une première étape est de continuer à te plaindre tout en nommant un besoin qui n’est pas nourri. Les autres en auront moins marre de ta négativité, parce qu’ils pourront se relier à quelque chose de vivant.
Exemples :
“Tout ça me soûle, parce que j’ai besoin de liberté!”
J’ai eu une journée de m…, j’ai tellement besoin de soutien…
J’en ai marre, j’aimerais vivre de l’évolution.
Astuce n°2
Identifie tes émotions (pour toi-même)
Dans une situation challengeante, il se passe des choses en toi, c’est peut-être tout mélangé, confus. Tu ne te sens pas “bien“ mais tu te sens comment ?
Si c’est difficile de mettre un mot sur tes ressentis, teste les 5 sentiments principaux.
Est-ce que c’est plutôt :
• de la peur
• de la colère
• de la tristesse
• de la honte/culpabilité
• de la joie
C’est déjà énorme de pouvoir distinguer ce qui se passe en soi, de voir que c’est plutôt de la colère. Ou alors qu’il y a de la peur et de la tristesse.
Pas besoin d’utiliser des mots plus subtils à tout prix. Avec le temps, tu pourras nuancer et tu prendras même du plaisir à affiner ta perception. En effet, la colère va de “légèrement agacé·e“ à “fou·folle de rage“. La tristesse de “un peu déçu·e à désespéré·e. La palette de la joie est immense.
Et tu n’est pas obligé·e de partager tes émotions avec quiconque. La reconnaissance de toi à toi de ce que tu ressens est déjà immense.
« Juste là, je me sens triste, très triste. »
« Cette situation me mets très en colère »
« En fait, j’ai peur. »
« Quand je vois ce qui se passe, j’ai honte… »
« Wahoo, je me sens en joie ! »
Astuce n°3
N’attends pas que l’autre te parle de ses sentiments et de ses besoins
Tu as lu des bouquins, tu as peut-être fait un stage de CNV et maintenant tu espères que les autres nomment leurs sentiments et besoins quand il·elles te parlent…
Ce serait trop beau !
« Tu peux parler de toi, s’il te plaît, de comment tu te sens ? »
La plupart des gens n’en sont pas capables, cela à cause de notre système d’éducation et de domination qui nous apprend à fonctionner en niant nos ressentis et nos besoins.
Essaie donc toi-même de repérer, dans tout ce qui est dit et fait, comment l’autre peut se sentir et quel est son besoin. Et puis vérifie, si tu sens que c’est possible.
Je sais que ça peut paraître injuste d’être seul·e à faire le boulot… Courage, tu en verras bientôt les bénéfices!
Et rien ne t’empêche de laisser traîner des livres de CNV dans des endroits stratégiques ; )